Depuis quelques jours, des félicitations s'amènent à moi gratuitement en signe de reconnaissance. Je suis bachelière. Et du premier coup. Des larmes de joie se sont étendues sur mes petites joues rondes lorsque le mot " ADMIS " m'est soudain apparu. Un moment pour tous qui restera gravé. Mais une fois en poche, ce diplôme est comme une simple évidence. Il faut alors remplacer cette joie par une autre. Oh oui, j'étais assez intéréssée cette année pour qu'enfin la philosophie m'apparaisse comme une réelle réalité. Et comme une vérité. Car elle a raison quand elle dit que l'homme n'est jamais satisfait, que le désir ne s'âchève jamais et que le Bonheur n'existe pas. Il faut toujours que des évènements viennent bouleverser mon présent car sinon je m'ennuie. Je m'ennuie de la vie car j'ai été berçée par l'anti-normalité. Alors le trop parfait, je ne l'aime pas. C'est la douleur et la folie qui font que je suis Moi. Et la raison, je ne la connais pas. Le passé me reviens comme un énorme souvenir qu'il est impossible d'effacer. Et ce, surtout l'été. Mais que faire? Rien. Il n'y a pas de remède. Alors je profite du peu que j'ai mais qui m'est cher. Et j'attends patiemment ces Vraies vacances : cette évasion avec Mum ; ce bout de paradis avec Lui ; ces retrouvailles avec Mes Zines ; cette soirée à la mer ; et ce retour aux sources. Aprés ça, oui, peut-être que je me plaindrais un peu moins. Peut-être.
Selon des personnes, ma mère serait une parfaite insatisfaite. Comme on dit : " Telle mère, telle fille " .