Il m'arrive encore, ouai, de pleurer, de me laisser aller. De tristesse, de joie ou de je ne sais trop quoi. On m'a parfois dit qu'il existait un certain quota de larmes. Je n'y crois pas. Il y a peut-être des limites à la soufrance ouai, des limites qu'on explique pas. En même temps, quand on met quelque chose par terre, il ne peut pas tomber plus bas. C'est pareil pour les humains il me semble. D'aprés mon expérience, d'aprés leurs expériences. Alors j'aimerais leur dire, ouai c'est le bordel un temps, un petit moment. Ouai c'est le sommet anarchique de la vie, on croit. A cause ou grâce ( bonne question ) à des choses passées, on n'est plus vraiment maître de son corps, maître de son coeur. C'est une véritable guerre que de lacher un sourire dans la rue, que de marcher la tête haute, que de prononcerle mot "bonheur" ou "espoir". C'est une bataille infernale et un tourbillon qui s'assombrit, à croire que c'est fait exprés. Encore et encore, on se regarde dans un miroir en ne voyant qu'une inconnue dans le reflet. Ouai une inconnue pour qui notre seul sentiment éprouvée est la haine. Parce que, ouai, évidemment on se sent coupable. On remet tout en question. Tout. Et tout le monde. On a plus personne, dans cette bulle qui tourbillone et nous fait sombrer dans l'impossible.
Alors j'aimerais leur dire que moi j'ai combattu, et moi j'ai gagné. J'aimerais leur dire ce que je dis tout le temps quand je pense à ces quatre années éprouvantes. Que je préfère avoir vécue ce que j'ai vécue, malgré la souffrance que j'ai enduré et que j'ai provoqué, une souffrance telle que plus rien ne nous atteint au bout du compte, telle que de verser des larmes quand on se réveille le matin fait partie de notre quotidien. Je préfère avoir vécue ça que de n'avoir rien vécue. Alors ouai je pleure encore, et souvent ces temps ci, et plus que d'habitude, devant ces nombreux films et je pleure, ouai, mais vraiment. Parce que je voudrais leur dire que moi j'ai gagné et que maintenant je prends un malin plaisir à pleurer pour des histoires fictives, pour des histoires tristes qui ne m'appartiennent plus, à réellement m'effondrer en pensant à cette guerre que j'ai mené. Parce qu'après la guerre, il y a la paix. La vrai. Celle qu'on n'attend pas. Celle qui m'a porté à lui. Lui qui m'a sincèrement aidé à surmonter, sans le savoir une période de ma vie que je n'oublierais certes jamais, mais que je ne regrette pas.
Alors ouai, je pleure encore et j'aime ça.
Alors j'aimerais leur dire que moi j'ai combattu, et moi j'ai gagné. J'aimerais leur dire ce que je dis tout le temps quand je pense à ces quatre années éprouvantes. Que je préfère avoir vécue ce que j'ai vécue, malgré la souffrance que j'ai enduré et que j'ai provoqué, une souffrance telle que plus rien ne nous atteint au bout du compte, telle que de verser des larmes quand on se réveille le matin fait partie de notre quotidien. Je préfère avoir vécue ça que de n'avoir rien vécue. Alors ouai je pleure encore, et souvent ces temps ci, et plus que d'habitude, devant ces nombreux films et je pleure, ouai, mais vraiment. Parce que je voudrais leur dire que moi j'ai gagné et que maintenant je prends un malin plaisir à pleurer pour des histoires fictives, pour des histoires tristes qui ne m'appartiennent plus, à réellement m'effondrer en pensant à cette guerre que j'ai mené. Parce qu'après la guerre, il y a la paix. La vrai. Celle qu'on n'attend pas. Celle qui m'a porté à lui. Lui qui m'a sincèrement aidé à surmonter, sans le savoir une période de ma vie que je n'oublierais certes jamais, mais que je ne regrette pas.
Alors ouai, je pleure encore et j'aime ça.